Revue culturelle N°93

Revue culturelle

93
23 - 11 - 23
Numéro réservé aux abonnés
L'image de la semaine

"Un garçon mangeant de la pastèque", Adam Rouhana

"Il y a un certain nombre de choses qui me viennent à l'esprit quand je regarde cette image et, honnêtement, il s'agit du garçon… C'est un peu comme s'il faisait l'amour avec la pastèque, non ? Voilà à quoi cela ressemble. C'est donc cette idée, je suppose, d'une passion pour la terre et de sa propre relation avec la terre. Vous pouvez voir qu'il est dans cette sorte d'oliveraie et que la terre est autour de lui." N.B. La pastèque est un symbole de la Palestine.

Adam Rouhana est un jeune photographe palestinien diplômé d'Oxford. Il a grandi à Boston. Chaque année, il retourne dans son pays d'origine et s'intéresse à la jeunesse palestinienne, qui constitue la moitié de la population.
Un soldat, une clôture, un terrains de football, mais aussi des fous rires, des saltos sur la plage et des rentrées scolaires. Ce sont ces infrastructures, ces personnages et ces émotions du quotidien que capture le jeune photographe, qui prévoit sa première exposition avec les commissaires Zainab Hasoon et Sara bin Safwan, au Guggenheim Abu Dhabi.

Il revendique "la permission de raconter" (permission to narrate) développée par Edward Saïd, soit le parti pris de partager une histoire individuelle, et non collective, non dicté par un régime oppressif ou enfermé dans un prisme donné à l'instar du conflit israélo-palestinien. Adam Rouhana propose ainsi de nouvelles perspectives et de nouveaux récits de la Palestine.

« Au lieu de reproduire les représentations de la Palestine occupée qui sont si omniprésentes et si évidentes, j'ai pu capturer les moments les plus calmes et essayer de travailler à la création de nouvelles représentations de la Palestine » – Adam Rouhana

adam rouhana
CinémaFestivals
Algérie, Liban, Maroc, Yémen, Iran

Rome: le Medfilm Festival

La 29e édition du MedFilm Festival se termine à Rome. Elle se tenait du 10 au 19 novembre dans différents lieux culturels de la ville. En plus des projections, le festival prévoit différentes conférences sur la Méditerranée, notamment avec l’auteur Luca Peretti, Paola Scarnati, Antonella Mariani, Lucia Capuzzi et Viviana Daloiso. Une sélection des films programmés est hébergée sur la plateforme numérique Mymovies.it

Parmi les films de la région étant en compétition officielle longs métrages se trouvaient :

  • « Behind the Mountains » de Mohamed Ben Attia (Maroc)
  • « The Mother of all Lies » d’Asmae El Moudir (Maroc)
  • « Endless Borders » d’Abbas Amini (Iran)
  • « The Burdened » d’Amr Gamal (Yémen)
  • « Dancing on the Edge of a Volcano » de Cyril Aris (Liban)

Retrouver toute la programmation sur https://www.medfilmfestival.org/it/film-2023/

A ce jour, et même si la compétition se poursuit en ligne, plusieurs lauréats ont été choisis :

Dans la catégorie longs métrages, le meilleur film est « Danser au bord d’un volcan » de Cyril Aris (Liban); et le prix spécial du jury a été remis à « The Burdened » d’Amr Gamal (Yémen). Le prix de l’expression artistique a été attribué à « The Mother of All Lies » de la réalisatrice marocaine Asmae El Moudir. Le prix du meilleur court métrage a été décerné à »La voix des autres » de Fatima Kaci (Algérie).

Le MedFilm Festival est le premier festival en Italie dédié à la promotion du cinéma méditerranéen et européen. Créé en 1995 à l’occasion du 100e anniversaire du cinéma et de la Déclaration de Barcelone, il encourage les relations, la coopération et le développement de l’industrie cinématographique entre pays voisins.

Arts Digitaux
Maroc

Culture, Environnement, … Le Maroc met désormais l’accent sur le développement du digital

Une Convention pour la mise en œuvre du programme de renforcement des talents digitaux à l’horizon 2027 a été signée à Rabat, en vue notamment de consolider et mettre en place des nouvelles offres de formation universitaires en numérique au niveau de toutes les universités marocaines publiques.

Cette convention, qui a été paraphée par la ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Ghita Mezzour, le ministre chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui, met l’accent sur l’importance du développement des compétences et des talents numériques comme moteur de la transformation numérique du Royaume.

Environnement
Maroc

La société marocaine à l’heure de la COP28

Prévue du 30 novembre au 23 décembre à Dubaï, la COP28 se rapproche à grands pas expliquant la mobilisation actuelle des acteurs environnementaux marocains à la veille de l’événement.

Tout d’abord a été organisée une rencontre de préparation à la COP28 à Rabat, à l’initiative de la société civile environnementale marocaine, représentée par l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD). Cette rencontre de deux jours, initiée sur le thème « ébullition climatique: faisons de la COP 28 une opportunité pour éviter le franchissement du point de basculement, de non-retour », avait pour objectif de partager et discuter des récents développements liés aux questions climatiques ainsi que les principales préoccupations de la COP 28 pour le Maroc et l’Afrique. Il s’agissait de pouvoir coordonner les initiatives et de rassembler les différentes réflexions des organisations militantes participantes, à savoir l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA), le réseau « Climate Action Network Arab World » (CAN Arab), l’AMCDD, et IMAL, entre autres.

Par ailleurs, un second événement a été organisé dans la même direction : le Casablanca Climate Leadership Forum 2023. L’événement a lieu les 23 et 24 novembre sur le campus d’ESCA. Il réunit à la fois militants, intellectuels et professionnels du continent africain. Il s’agit d’une rencontre annuelle organisée par ESCA Ecole de Management en partenariat avec le réseau Business Schools for Climate Leadership Africa (BS4CL Africa).

Enfin, un projet pilote urbain vient d’être lancé à Marrakech à l’initiative de la plateforme de recherche, de test et de formation en énergies renouvelables, Green Energy Park relevant de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles. Le projet permet aux étudiantes inscrites dans des établissements universitaires éloignés de Dar Attaliba de profiter d’une plus grande liberté de mobilité et de s’adapter aux horaires changeants de l’université grâce à des motos électriques. En plus d’être une solution de mobilité durable, cette initiative permet de renforcer la sécurité des jeunes filles et de promouvoir leur scolarisation en zones marginalisées.

Littérature
Maroc

Dakhla : Salon Régional du Livre et de l’Edition

Cette 13e édition a lieu du 14 au 22 novembre, toujours à l’initiative de la Direction régionale de la Culture de Dakhla-Oued Eddahab, et dans le cadre de la célébration de la Marche Verte et du 68e anniversaire de l’Indépendance.

Avec une trentaine d’exposants représentant des maisons d’édition nationales, des librairies locales et nationales, la programmation du salon comprend des séminaires et des ateliers jeunesse.

Actualité
Monde Arabe, Palestine

Riyad: Sommet extraordinaire arabo-islamique

Réunissant le 12 novembre les dirigeants de pays membres de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) en Arabie Saoudite, le sommet s’est conclu sur la demande d’un « cessez-le-feu à Gaza » et la condamnation de « l’agression israélienne dans l’enclave » ainsi que « les crimes de guerre et les massacres barbares et inhumains perpétrés par le gouvernement d’occupation ». Tous rejettent le déplacement forcé des Palestiniens de l’enclave vers l’Egypte ou de Cisjordanie vers la Jordanie, et réclament l’arrêt des exportations d’armes vers l’Etat hébreu. Ils ont appelé à une relance du processus de paix pour permettre l’établissement d’un Etat palestinien au côté d’Israël.

Arts DigitauxFestivals
Maroc

Festival International d’Art Vidéo de Casablanca

la 29e édition du festival s’est achevée à Casablanca avec l’annonce du prochain invité d’honneur : l’Espagne. Ainsi, l’accent sera mis sur la collaboration artistique digitale entre le Maroc et l’Espagne avec, on le devine, un focus sur l’héritage andalou.

Dans une déclaration faite à la MAP, Rachid El Hadari, président du festival et Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines-Ben M’Sik, a relevé le bilan positif de cette édition, soulignant que sur une période de 5 jours, le FIAV a présenté environ 11 performances audiovisuelles et 5 de réalité virtuelle et augmentée, 5 ateliers, 4 présentations visuelles et une conférence scientifique avec la participation d’experts du domaine.

CinémaFestivals
Maroc

Agadir: Festival Issni N’Ourgh international du film amazighe

Le festival se déroule du 7 au 11 décembre, et cette édition innove avec l’organisation d’une compétition des films amazighes et une compétition internationale qui prévoit la projection d’une quarantaine de films.

Le festival sera également le théâtre de rencontres professionnelles et culturelles au cinéma Sahara, à la Faculté des langues, des Arts et des Sciences humaines, et dans les nouvelles plateformes culturelles de la région de Tiznit, et ce afin de permettre le rayonnement de différents lieux culturels et de bénéficier au développement économiques des acteurs locaux.

Patrimoine
Maroc

Réhabilitation de la médina d’Essaouira

D’après la direction du programme de réhabilitation, ce dernier aurait été complété à plus de 80%. Ayant été lancé en 2019, il arrive à la phase terminale, et ce après avoir mobilisé 300 milions de dirhams autour de quatre axes principaux: la réhabilitation de l’espace urbain, la restauration et la mise en valeur du patrimoine historique, la promotion de l’accès aux services sociaux et le renforcement de l’attractivité touristique et économique de l’ancienne médina d’Essaouira.

LittératureNécrologie
Maroc

Abdelkader Retnani est décédé

L’éditeur casablancais, fondateurs de la maison d’édition « La Croisée des Chemins » en 1980, est mort. Il était également le président fondateur de l’Association marocaine des professionnels du livre et le vice-président de la Fédération des industries culturelles et créatives de la CGEM.

Nécrologie
Maroc

Ahmed Herzenni est décédé

L’ambassadeur itinérant et ancien président du Conseil consultatif des droits de l’Homme, Ahmed Herzenni est décédé.

Actualité
Maroc

Levée des restrictions de visas entre le Maroc et la France

Depuis septembre 2021, la France avait décidé de diviser par deux le nombre de visas accordés aux citoyens marocains et algériens, et de réduire de 30% ceux octroyés aux Tunisiens.

L’ambassadeur de la France au Maroc, Christophe Lecourtier, a récemment déclaré la levée de toutes les restrictions pour la délivrance des visas, et souligne qu’il faudra malgré tout « du temps pour effacer ces humiliations ».

ArtisanatPatrimoine
Maroc

« Trésors des arts traditionnels marocains »

La première édition du programme de formation « Trésors des arts traditionnels marocains » a été lancée le 16 novembre, à Rabat, par le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie Sociale et Solidaire et l’UNESCO.

Ce programme, d’une durée de cinq ans, ambitionne de garantir la transmission des savoir-faire liés aux métiers de l’artisanat. Le plan comprend un cycle de formation dans pas moins de 32 métiers dotés d’une forte composante culturelle. A ce titre, 6 métiers font l’objet de cette première édition, à savoir le zellige de Tétouan, les selles brodées, la blouza Oujdiya, le tissage des tentes, la fabrication des instruments de musique et la broderie de Salé.

Patrimoine
Maroc

« Des routes andalouses de Rabat et Salé »

Ce projet prévoit l’organisation de visites des principaux monuments historiques remontant à la période andalouse, dans les villes de Rabat et Salé, avec la participation de spécialistes en patrimoine, d’universitaires et d’étudiants chercheurs, afin de promouvoir le patrimoine andalou.

Ces visites guidées, qui commenceront à partir de mars prochain, permettront de découvrir le legs historique et culturel qui a uni les deux rives du Bouregreg depuis des siècles et de mettre en valeur la grande période historique qui a fortement marqué la culture, les traditions et le mode de vie des deux villes.

Littérature
Maroc

Le prix Sard Addahab du Centre d’Abou Dhabi

Trois Marocains ont remporté ce prix 2023.

Abderrahim Salili a gagné le prix dans la catégorie courte nouvelle pour les œuvres narratives non publiées, pour son récit « Tremblement de terre » qui raconte le séisme d’Al-Haouz.

L’écrivaine Houda Achamachi a également remporté le prix dans la même catégorie pour son « Elégie du parfum et de la mer », qui traite de l’expulsion de l’Andalousie d’autrefois et de la migration secrète vers l’Espagne d’aujourd’hui.

Dans la catégorie des narrateurs, le prix a été décerné à Najima Tay Tay Ghozali, qui a su, dans sa narration de contes hérités, préserver le langage du conte original et le présenter dans un style qui s’appuie sur un suspense compatible avec l’atmosphère du conte, montrant ainsi à travers sa manière de présenter et de choisir les contes dans le souci de préserver ce patrimoine et de le présenter de manière nouvelle et moderne qui répond au destinataire contemporain.

FestivalsThéâtre
Maroc

Oujda : Festival International de Théâtre

Le théâtre Mohammed VI d’Oujda abritera du 14 au 19 novembre la 14e édition de son festival international du théâtre qui a pour thème « Le Théâtre nous rassemble ». L’évènement connaît également la participation de troupes venant d’Espagne, de Belgique, de France et de Suisse qui est l’invité d’honneur de l’édition 2023.

FestivalsThéâtre
Maroc

Festival international du film de Bruxelles

Le Grand Prix du festival a été remporté par « Les Meutes » de Kamel Lazrag (Maroc). Celui du meilleur court métrage a été décerné à Kahina Ben Amar pour « Sur la Touche » (Algérie). Enfin, le prix de la meilleure actrice a été remis à Lydia Larini pour son rôle dans « La vie d’après » d’Anis Djaad (Algérie), et celui du meilleur acteur à Mohammed Khouti pour son interprétation dans « Sahara Slem Wesaa » de Moulay Taieb Bouhanana (Maroc).

ExpositionsPeinture
Maroc

Tanger : la Fondation nationale des musées inaugure deux expositions

Ces dernières sont accueillies par les musées de la Kasbah et de Dar Niaba, et l’inauguration des deux événements s’est déroulée en présence du président de la FNM Mehdi Qotbi, mais également du président de l’Institut du monde arabe à Paris Jack Lang, de l’ambassadeur de la France au Maroc Christophe Lecourtier, et du directeur du musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain Abdelaziz El Idrissi.

Une première exposition s’intitule « Modernités arabes ». Enrichie par la récente donation majeure de Claude & France Lemand, cette remarquable sélection d’oeuvres du musée l’IMA est présentée pour la première fois à une autre institution. Elle présente un riche panorama sur les avant-gardes des modernités plurielles des pays du monde arabe depuis 1945 à nos jours, avec une majorité de peintures mais aussi des sculptures, des photographies et des œuvres graphiques.

Seize pays arabes y sont exposés : Maroc, Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats Arabes Unis, Irak, Jordanie, Liban, Libye, Palestine, Qatar, Soudan, Syrie, Tunisie, Yémen.

L’exposition se divise en quatre parties :

« Un monde arabe en miroir : aux sources de traditions inspirantes » : cette première partie revient sur la réappropriation des artistes arabes de leur héritage, dégagé de tout occidentalisme. Les artistes du Machrek puis du Maghreb réinvestissent leurs patrimoines préislamiques : rupestre en Algérie, mésopotamien en Irak, pharaonique en Égypte, nabatéen en Jordanie ou romain au Liban… Civilisations antiques et vestiges archéologiques inspirent des artistes, parfois experts eux-mêmes (Adam Henein ou Dia Al Azzawi).

« Territoires pluriels de l’abstraction : affirmations nationales et internationales » : cette seconde partie s’intéresse à l’art abstrait dans le monde arabe dès les années 1960, qui se nourrit de formes populaires (tatouages, talismans, graffitis, etc.).

« Entre meurtrissures et espoirs, le poids de l’Histoire » : ce troisième temps s’intéresse à l’art et le monde arabe face à la montée du nationalisme et du socialisme dans un contexte de Guerre Froide et de décolonisation. Les plasticiens libanais, soudanais, palestiniens, iraquiens, libyens ou syriens, témoignent des totalitarismes, des guerres civiles, des terrorismes et des exils subis.

« Et demain ? Une humanité en marche » : l’exposition se conclut sur la réappropriation du corps par les arts plastiques dans un monde arabe qui s’approprie le nu. La condition humaine, l’introspection, et le questionnement existentiel sont des thématiques récurrentes pour de nombreux artistes : le Libanais Paul Guiragossian, le Syrien Marwan ou le Marocain Mahi Binebine.

La seconde exposition se trouvant à Dar Niaba propose de découvrir la collection de la donation de Didier Sentis de Montoussy qui comprend des peintures orientalistes et de l’art islamique.

Photo : « Composition », Dia Azzawi, 1986. Copyrights Musée de l’IMA.

Actualité
Monde Arabe

Abu Dhabi : Congrès mondial des médias

Les travaux de la seconde édition du Congrès mondial des médias ont débuté aux Emirats Arabes Unis avec la participation de 172 pays. Il vise à mettre en lumière le rôle des médias dans les domaines de la durabilité, de l’innovation et de l’éducation, avec un accent particulier sur la jeunesse, notamment à travers la participation d’étudiants d’une centaine d’universités. Le congrès se termine le 16 novembre.

CinémaFestivals
Maroc

Agadir : Festival International Cinéma et Migrations

Il s’agit de la 19e édition du festival organisé par l’association « L’initiative culturelle », et qui se termine le 18 novembre. Le pays invité est la Belgique, et le festival propose deux cycles de projections: l’un dédié à Driss Roukhe, acteur marocain ayant également eu une carrière internationale, et le second à Mohamed Miftah, acteur marocain de cinéma et de théâtre.

Masterclasses, tables rondes, conférences, séance de dédicaces, retrouvez tout le programme sur https://festivalagadir.com/

Le long métrage belge « Rebel » des réalisateurs belges et marocains Adil El Arabi et Bilall Falah a remporté le Grand prix. Le Prix de la meilleure interprétation féminine a été gagné par l’actrice Noufissa Benchehida pour son rôle dans le film « Come Back » de Brahim Chkiri (Maroc) alors que le Prix de la meilleure interprétation masculine est revenu à l’acteur Kamal Kadimi pour son rôle dans le film « La marchandise » de Mohamed Nesrat (Maroc).

EnvironnementFestivals
Maroc

Sifi Ifni : Festival international du cinéma et de la mer

La dixième édition du festival se tiendra du 23 au 26 novembre, et a pour thème « Dix années de créativité ». Ce dernier vise à sensibiliser la population marocaine à la protection de l’environnement tout en présentant des productions cinématographiques dédiées à la mer et aux questions environnementales.

Ce festival est organisé par l’association du festival international du film et de la mer, en partenariat avec le centre cinématographique marocain et le conseil communal de Mirleft, avec le soutien de la province de Sidi Ifni, du conseil provincial et du conseil de la région Guelmim-Oued Noun.

Sport
Maroc

Azilal : Omar Ait Chitachen remporte le semi-marathon international du Géoparc M’goun

L’athlète Omar Ait Chitachen a remporté la seconde édition du semi-marathon International Géoparc M’goun d’Azilal, qui s’est déroulée dimanche, avec la participation de plus de 700 athlètes marocains et internationaux.

Nécrologie
Maroc

Mohamed Bendaddouch est décédé

Mohamed Bendaddouch, journaliste et l’une des figures de la radio nationale marocaine, est décédé à l’âge de 94 ans. Il avait occupé le poste de directeur de la radio nationale entre 1974 et 1986.

Arts plastiquesFestivals
Maroc

Rabat : Foire Internationale d’Art Contemporain

Pour cette cinquième édition intitulée « IN RABAT » et qui se déroule du 9 au 11 décembre à la salle des expositions du théâtre national Mohammed V, la foire réunit des artistes venus des États-Unis, de l’Espagne, du Portugal, de la Côte d’ivoire, de l’Arabie saoudite, d’Oman, de la Tunisie, du Congo, de l’Italie, du Liban, et du Panama. Divers spectacles sont prévus, allant de l’art du cirque, au live painting, en passant par la danse contemporaine, en plus d’expositions spécialement conçues pour les enfants. Cinq ateliers de formation artistique portant sur l’art-thérapie, les costumes artistiques, la calligraphie, la photographie sont organisés, ainsi qu’un atelier de peinture au bord de la plage. Enfin, il sera organisé un séminaire international sur « l’art et le tourisme culturel », qui sera animé par des professeurs et des historiens d’art, des artistes plasticiens, des critiques et des journalistes.

Programmation détaillée à suivre.

Sport
Maroc

L’Office National Marocain du Tourisme sur Netflix

L’ONMT s’est associé à Netflix dans l’idée de poursuivre sa campagne touristique différemment et en ligne. Pour cela, l’ONMT a utilisé le golf ! Cette action entre dans le cadre du partenariat stratégique de l’Office avec la Fédération Royale Marocaine de Golf pour faire du Maroc une véritable destination touristique pour les amateurs de golfe.

Ce partenariat stratégique comprend plusieurs actions, dont une première collaboration à travers l’intégration de la marque Maroc dans la prestigieuse Netflix Cup qui a eu lieu les 14 et 15 novembre.

Littérature
Algérie

Oran : Amel Berrahma remporte le concours littéraire « Oum Sihem »

L’auteure a obtenu le premier prix de la 3e édition du Concours national du prix « Oum Sihem » de la nouvelle, pour son travail intitulé « Biotica ». 102 écrivains ont participé à ce concours qui avait pour thème « Ecrire est un engagement et une responsabilité ».

Actualité
Algérie

Le travail des artistes désormais reconnu

Le gouvernement algérien a adopté un décret présidentiel (numéro 23-376) garantissant aux artistes protection sociale et juridique en plus de la reconnaissance de leur travail.

La ministre de la Culture et des Arts, Souraya Mouloudji, a souligné que le statut de l’artiste « vient renforcer la création et les activités culturelles tout en valorisant le travail de tous les acteurs du domaine artistique ».

FestivalsThéâtre
Algérie

Kirkouk : Festival du théâtre de rue

Se déroulant du 19 au 21 novembre, le Festival de théâtre de rue de Kirkouk présentera des artistes venus d’Italie, d’Iran, de Syrie, de Tunisie, d’Algérie, du Soudan et de diverses provinces irakiennes, notamment Sulaymaniyah, Erbil, Kirkuk, Bassora, Diwaniya et Karbala.

ExpositionsPeinture
Algérie

Alger : exposition « La baie d’Alger, El Bahdja »

L’exposition se tient à la galerie Benyaa dans la capitale, et propose de redécouvrir la ville au fil des époques et à travers son architecture.

« Dessinées à l’encre de chine, les oeuvres de Farid Benyaa, alliant art et architecture, développent des vues inédites de la capitale, représentée à travers sa baie, une des plus belles au monde, ses principaux boulevards et monuments historiques et lieux de mémoire » – communiqué de presse.

A voir jusqu’au 18 décembre.

Littérature
Algérie, Palestine

Les journées nationales de poésie Okadhia en solidarité avec le peuple palestinien

La cinquième édition des journées nationales de poésie « Okadhia » a commencé à la maison de la culture de Guelma, sous le signe de la solidarité avec les habitants de la bande de Gaza, et plus largement du peuple palestinien.

Outre les lectures poétiques, ces journées verront également la présentation de conférences sur la poésie révolutionnaire, la culture et la résistance, et la révolution algérienne, avec la participation d’universitaires venus d’Annaba, de Constantine, de Skikda, de Batna et de Guelma.

Actualité
Algérie

UNESCO : l’Algérie candidate au Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

Le ministre de l’Education nationale, M. Abdelhakim Belaabed, a affirmé que cette décision s’inscrit dans « le cadre de la poursuite de l’Algérie de son rôle vital dans la promotion du patrimoine culturel et humain », sollicitant le soutien de l’UNESCO à la candidature de l’Algérie.

Nominations
Algérie, Tunisie

Riadh Ben Abderrazak réélu président de l’Union des éditeurs tunisiens

Ce nouveau mandat se poursuivra jusqu’en 2026. Le bureau du directeur est composé de sept membres ayant été élus par l’Assemblée générale de l’Union:

  • Riadh Ben Abderrazak (président),
  • Mohamed Ali Shili (vice président),
  • Amel Jegham (secrétaire générale),
  • Hichem Soussi (secrétaire général adjoint),
  • Bayram Marzouk (trésorier),
  • Habib Argoubi (membre chargé des relations publiques),
  • Mohamed Salah Maalej (membre).
Littérature
Tunisie

Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature 2023

La Fondation Abdelwaheb Ben Ayed , a organisé la cérémonie du prix de littérature le dimanche 19 novembre 2023 à la cité de la culture : l’objectif du concours littéraire annuel est de promouvoir le livre Tunisien notamment chez les jeunes , et encourager les auteurs, éditeurs ainsi que les distributeurs du livre.

Présidé par Mohamed Khenissi, le jury a récompensé plusieurs écrivains dans quatre catégories :

  • Prix du roman ou recueil de nouvelles en langue arabe : Abir Gasmi et Kamel Zakour pour « Point Zéro »,
  • Prix du roman ou recueil de nouvelles en langue française : Zinelabidine Benaïssa pour « Sherlock à Tunis »,
  • Prix de l’essai en langue arabe ou française : Fethi Lissir pour « Covid 19 »,
  • Prix de la bande dessinée jeunesse : Kathoum Ayachia pour « Naira ».

Résumé du roman « Point Zéro » d’Abir Gasmi et Jamel Zakour :

« Un explorateur mystérieux et solitaire sillonne le Sahara à la recherche de criquets noirs qui ont bouleversé sa vie et dont il croit qu’ils vont provoquer un cataclysme. Hanté par la quête de leur origine, fasciné par une force obscure et écrasante, il ne peut que s’enfoncer davantage dans le désert, persuadé de pouvoir faire face, seul, à la fin du monde… La nuit, Imashek, l’esprit du désert, vient lui tenir compagnie et tente de le convaincre de l’absurdité de son projet. « Tout a une fin ! », ne cesse-t-il de lui répéter. Mais l’explorateur met du temps à comprendre qu’une fin peut donner naissance à un nouveau début et que la fin de son monde ne signifie pas forcément la fin du monde. Récit intime, questionnement existentiel et réflexion sur le monde actuel, Point Zéro brouille les limites entre réel et fantastique. Contes du désert, souvenirs et hallucinations se mêlent dans à une savante alternance de noir et blanc et de couleurs, de ligne claire et de fusain. »

Littérature
Tunisie

Le Prix du livre Cheikh Zayed

La première sélection a été dévoilée dans les différentes catégories.

Catégorie Romans

  • « Utla fi Hay al-Noor » (Vacances dans le district d’Al Noor) d’Elhabib ElSelmi de Tunisie, publié par Dar Al Adab Publishing and Distribution en 2023
  • « Nasheej al-Duduk » (Le gémissement de Duduk) de Jalal Barjas de Jordanie, publié par l’Institut arabe de recherche et d’édition en 2023
  • « Fursat al-Gharam al-Akheer » (Une chance pour un dernier amour) de Hassan Dawood du Liban, publié par Hachette Antoine/Nofal en 2022
  • « Laylat Hadiqat al-Shitaa » (Nuit du jardin d’hiver) de Hassouna ElMosbahi de Tunisie, publié aux Éditions Arabesques en 2023
  • « Al Halwani : Thulathiyat al-Fatimiyeen » (Al Halwani : La trilogie fatimide) de Reem Bassiouney d’Égypte, publié par Nahdet Misr Publishing, Printing and Distribution en 2022
  • « Mualaqat Gharnata » (Ode de Grenade) de Ziyad Abdulaziz Al Shaikh d’Arabie Saoudite, publié par Dar Athar pour édition et distribution en 2021
  • « Hadatha fi Sabya » (C’est arrivé à Sabya) de Suaad Aloraimi des Émirats arabes unis, publié par Dar Al Saqi en 2022
  • « Al Majee » (L’Arrivée) de Saad Al-Yasiry d’Irak et de Suède, publié par Takween Publishing en 2021
  • « Al-Tahi Yaqtul al-Katib Yantahir » (Le chef tue, l’écrivain se suicide) d’Ezzat Elkamhawy d’Égypte, publié par Dar Al-Masriah Al-Lubnaniah en 2023
  • « Ka inat al-Teeh » (Créatures du labyrinthe) de Magbaul Al Alawi d’Arabie Saoudite, publié par Dar Al Saqi en 2022
  • « Al-Ghurfa wa-Dawahiha » (La chambre et ses banlieues) de Maysaloon Hadi d’Irak, publié par Dar Al Thakera Publishing and Distribution en 2022
  • « La Yuthkaroon fi Majaz » (Non mentionné comme métaphore) de Houda Hamed d’Oman, publié par Dar Al Adab Publishing and Distribution en 2022
  • « Quddas al-Tamr » (Liturgie des dates) de Yathreb Alaali de Bahreïn, publié par Dar Athar Publishing and Distribution en 2022.

Catégorie Jeunes Auteurs

  • « Aaynaki ya Noura » (Noura, tes yeux) d’Asma Salem Alketbi des Émirats arabes unis, publié par Taatheer Publishing and Distribution en 2021
  • « Al Mashhad al-Moriski : Sardiyat al-Tard fi al-Fikr al-Espani » (Le paysage morisque : récits d’expulsion dans la pensée espagnole moderne), de Houssem Eddine Chachia de Tunisie, publié par le Centre d’intercommunication de recherche et de connaissances en 2023
  • « Mimma Hakah al-Maa lil-Aatash » (Contes de soif racontés par l’eau) de Hassan Abdu Sumayli d’Arabie Saoudite, publié par Adab pour édition et distribution en 2023
  • « Na k hlaa al-Thil aala Aatabat al-Bab » (Nous laissons nos ombres au seuil de la porte) de Hassan Ali Alnajjar des Émirats arabes unis, publié par Takween Publishing en 2023
  • « Al-Usooli wal-Lisani : Bahth fi al-Bunyat al-Nahawiya wa-Taaddud al-Dalalat » (Le fondamentaliste et le linguiste : une étude des structures syntaxiques et de la polysémie), par El Wali El Imrani du Maroc, publié par Kunouz Al- Maison d’édition et de distribution Ma refa en 2023
  • « Genealogia al-Ikhtilaf » (Généalogie de la différence) de Sami Kareem Moshi d’Irak, publié par Mominoun Without Borders Publishing and Distribution en 2023
  • « Mashrou al-Nawm » (The Sleeping Project) de Chiheb Abdullah de Tunisie, publié par Hachette Antoine/Nofal en 2023
  • « Simya iyat al-Qira a : Dirasa fi Shurooh Diwan al-Mutanabbi fi al-Qarn al-Sabe Hijri » (La sémiotique de la lecture : une étude de l’interprétation du septième siècle hijri du Diwan d’Al-Mutanabbi), par Alawi Ahmed Al Malgami du Yémen, publié par la maison d’édition et de distribution Kunouz Al-Ma refa en 2023
  • « Jame al-Kutub Gharib al-Atwar » (Le collectionneur de livres excentriques) d’Omar Zakaria de Jordanie, publié par El Harf Publications en 2023
  • « Al Mamar al-Lama loof allathi Yukhfih Rajul al-Astuh » (Le chemin inexploré caché par l’homme sur le toit) de Firas Almaasarani de Syrie, publié par Mamdouh Adwan Publishing and Distribution House en 2022
  • « Microphone Katem al-Sawt » (Un microphone silencieux) de Mohammad Tarazi du Liban, publié par Arab Scientific Publishers Inc. en 2023
  • « Markab Waraqi Yahrus al-Nahr » (Un bateau en papier gardant le fleuve ) de Mohammad Arab Saleh d’Égypte, publié par Madarek Publishing House en 2023
  • « She riyat al-Itithar fi al-Shi r al-Arabi al-Qadeem hatta Nihayat al-Aasr al-Umawi » (L’art poétique de l’excuse dans la poésie arabe ancienne jusqu’à l’ère omeyyade), de Mohammed Ali Saleh Qaid Alqablani du Yémen, publié par Livres Maraya en 2022
  • « Na eesh li-Nahki : Balaghat al-Takhyeel fi Kalila wa Dimna » (Vivre pour raconter : L’imagination éloquente à Kalīla wa-Dimna) de Mustapha Rajouane du Maroc, publié par la maison d’édition et de distribution Kunouz Al-Ma refa en 2023
  • « Ghiwayat al-Fana » (La tentation de la mortalité) de Hala Saleh Elsayyad d’Égypte, publié par la maison d’édition Sefsafa en 2023

Catégorie Littérature Jeunesse

  • « Aa ilati hiya al Dunya » (Ma famille est mon monde ) de Rama Kanawati de Syrie, publié par Kalimat Group en 2023
  • « Aalam Khass » (A Private World) de Marianna Barsoum d’Égypte, publiée par Kitaby pour l’impression, l’édition et la distribution en 2023
  • « Qissat al-Ja’iza » (The Awards Story) d’Ahmad Almotawaa du Koweït, publié par la bibliothèque Hzaya en 2023
  • « Al-Fata allathi Yushbih Al-Sindibad » (Le garçon qui ressemble à Sinbad) d’Ahmed Korani d’Égypte, publié par Bayt ElHekma pour Creative Industries en 2023
  • « Satea » (Bright) d’Estabraq Ahmed du Koweït, publié par Takween Publishing en 2023
  • « Al Daw » (La Lumière) d’Israa Kalash de Palestine, publié par Al Ahlia Publishing and Distribution en 2023
  • « Suwar wa-Hikayat min Thakirat Jaddi » (Images et contes de la mémoire de mon grand-père) de Fatima Sharafeddine du Liban, publié par Dar Al Saqi en 2023
  • « Abi Al Sajeen 118 » (Mon père prisonnier 118) de Taghreed Aref Alnajjar de Jordanie, publié par Al Salwa Books en 2022
  • « Shaden wa Sihr Al Farasha » (Shadin et la magie du papillon) de Dalal Saleh Albaroud du Koweït, publié par Kalemat Publishing and Distribution en 2023
  • « Al Bint allati Hamalat Baytaha » (La fille qui transportait sa maison) de Rawaa Sunbol de Syrie, publié par Damaa Publishing and Distribution en 2022
  • « Fata al-Burj al-Ajeeb wal-Kawakib al-Sabaa » (Le merveilleux garçon de la tour et des sept planètes ) de Shakir Noori d’Irak, publié par Dar Al Moualef Publishing, Printing et Distribution en 2022
  • « Fata al-Shajara » (The Tree Boy) de Dheyaa Gubili d’Irak, publié par Al Hajan Publishing and Distribution en 2021
  • « Al Kalimat that al-Khuyoot al-Sawda » (Les mots au fil noir) de Fatima Alameri des Émirats arabes unis, publié par Al Saif Publishing en 2021
  • « Shajarat al-Ahlam » (L’Arbre des rêves), de Mounira El Daraoui de Tunisie, publié aux éditions El Amina en 2023
  • « Tefl al Musiqa » (Enfant de la musique) de Naser Chbana de Jordanie, publié par le ministère de la Culture – Jordanie en 2021
  • « Ana Astatee » (I Can) de Najem Aldeen Haj Bakri de Syrie, publié par Kotobna Books en 2023.

Catégorie Manuscrits Arabes

  • « Diwan Antara bin Shaddad : Dirasa Adabiya Tarikhiya » (A Literary-Historical Study ), de James Montgomery du Royaume-Uni, publié par la Bibliothèque de littérature arabe de l’Université de New York à Abu Dhabi (NYUAD) en 2018
  • « Sharh Diwan Thi-Al Rimma li Abi al-Hasan Ali bin Mohammed bin Ali bin Kharouf Al-Eshbili Al-Andalusi » (Interprétation du Diwan de Thi Al Rimma par Abi Al Hassan Ali bin Mohammed bin Ali bin Kharouf Al-Eshbili Al-Andalusi) d’Awad bin Mohammed Salem Al Daheel Al Awlaqi d’Arabie Saoudite, publié par Dar Al Nawader – Al Madina Al Munawwarah Literary Publishing Club en 2019
  • « Kitab Riyadat al-Uqool al-Maaroof bi Kitab Ta kheer al-Maarifa » (Le livre d’exercices mentaux connu sous le nom de livre du retardement de la connaissance) d’Ahmed Abdelbaset d’Égypte, publié par Dar Malamih Publishing and Distribution en 2022
  • « Al-Amali min al-Fawa id wal-Akhbar » (Dictées de bienfaits et d’actualités) de Mohammad Kheir Mahmoud Alboukahi d’Arabie Saoudite, publié par Dar AlGharb Al Islami en 2021
  • « Sharh Shuthoor al-Thahab fi Maarifat Kalam al-Arab » (Explication des particules d’or : Comprendre le discours des Arabes) par Abi Fahr Wael bin Ahmed bin Mohamed Seif d’Égypte, publié par Dar Ebn Abas Publishing and Distribution en 2021
  • Al-Fawa id al-Sunniya fi al-Rihla al-Madaniya wal-Rumiya, Tathkirat al-Nahrawali (Bénéfices sunnites dans le journal Nahrawali du voyage de Madani et de Rome ) par Al-Mahdi Eid Al-Rawadieh de Jordanie, publié par l’Orient- Institut Beyrouth en 2022
  • « Muthanna Al-Manshi : Li-Muhyiddin Muhammed bin Badr Al-Din, al-Shaheer bil-Manshi » (Muthanna Al-Manshi de Muhyiddin Muhammad bin Badr al-Din, connu sous le nom d’Al-Manshi), par Lafai bin Lafi Alsulami d’Arabie Saoudite , publié par Dar Malamih Publishing and Distribution en 2022
  • « Dirasa wa-Tahqeeq, Kitab al-Mara i lil-Sheikh Muhammad Al-Mu ti Al-Sharqawi » (Une étude et une édition du « Livre des rêves de Cheikh Muhammad Al-Mu ti Al-Sharqawi), par Mohamed Ahmad
  • « Ankar du Maroc », publié par Bab Al Hikma Publishing en 2020
  • « Safinat al-Mulk wa-Nafisat al-Fulk » (Shehab al-Din al-Muwashah wa-Musiqa al-Maqam al-Natiqa bil-Arabiya bayn al-Tantheer wal-Maras) (Le navire de possession et le navire précieux (Shehab al-Din–Muwashah et musique arabophone Maqam entre théorie et pratique) de Mustafa Said d’Égypte, publié aux éditions El Ain en 2023.

Le Prix du livre Cheikh Zayed a été créé en 2006 dans le but de promouvoir la littérature et la culture arabes, tout en honorant les réalisations de penseurs créatifs dans les domaines du livre, des arts, des sciences humaines, en arabe et dans d’autres langues.

Cette 18e édition du prix Sheikh Zayed a reçu 4 240 nominations, un record avec 74 pays.

Le prix compte désormais dix catégories, la plus récente étant la catégorie « Édition des manuscrits arabes », ajoutée l’année dernière et destinée à mettre en évidence le travail réalisé par le monde de l’édition.

Théâtre
Tunisie

‘Saisons de la création’ – la pièce ‘Autre chose’ de Mohamed Kouas lauréate du Grand prix

Le festival s’est achevé le 14 novembre, récompensant la pièce « Autre Chose » écrite et mise en scène par Mohamed Kouas.

Synopsis de la pièce : « Man et Can sont deux personnages que le propriétaire du Magasin a oubliés à l’extérieur de la boutique. Ils n’ont d’autres choix que de la suivre dans sa dernière nuit avant son voyage. Dans ce périple nocturne, nous découvrons la ville la nuit et ses différents lieux. Et d’un espace à un autre, notre vision de la ville, du citoyen, de l’état du pays et de ses contradictions change et se transforme. Le voyage se termine par leur retour au magasin sans plus avoir envie d’en ressortir.. » – communiqué du festival.

CinémaFestivals
Algérie, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Irak, Jordanie, Palestine, Tunisie

Le line-up du Red Sea Film Festival 2023

Plus de 140 films sont au line-up de cette 3e édition du RSIFF prévue du 30 novembre au 9 décembre 2023, dans la ville de Djeddah. L’événement s’organise en plusieurs catégories dont le Red Sea International Film Festival Favourites and Treasures Strands qui propose notamment parmi les films de la région :

  • « Allihopa: The Dalkurd Story » de Kordo Doski (Irak)
  • « Animalia » de Sofia Alaoui (Maroc)
  • « Hesitation Wound » de Selman Nacar (Turquie)
  • « Crossing the Bridge: The Sound of Istanbul » de Fatih Akin (Turquie)
  • « Hounds » de Kamal Lazraq (Maroc)
  • « The Mother of All Lies » d’Asmae Moudir (Maroc)
  • « Thiiird » de Karim Kassem (Liban)
  • « The Last Snow » d’Amir Hossein Asgari (Iran)
  • « Victory of Youth » d’Ahmed Badrakhan (Egypte)
  • « My Wife’s Goblin » de Fatn Abdel Wahab (Egypte)

Pour cette nouvelle édition, le festival propose à la jeunesse saoudienne et aux résidants saoudiens (18 – 25ans) de proposer un court métrage réalisé en seulement 48h, et ce en collaboration avec l’Alliance française, et le consulat français de Jeddah. Les participants bénéficieront d’un accompagnant spécialisé avec un mentorat et une formation répondant à leurs besoins.

Les longs métrages MENA, et Iran sélectionnés en compétition :

  • « Hidding Saddam Hussein » de Halkawt Mustafa (Irak)
  • « Inshallah a Boy » d’Amjad Al Rasheed (Jordanie)
  • « Six Feet Over » de Karim Bensalah (Algérie)
  • « The Teacher » de Farah Nabulsi (Palestine)
  • « Dalma » de Humaid Alsuwaidi (Emirats Arabes Unis)
  • « Behind the Mountains » de Mohamed Ben Attia (Tunisie)
  • « Backstage » d’Afef Ben Mahmoud et Khalil Benkirane (Maroc)
  • « Mandoob » d’Ali Kalthami (Arabie Saoudite)
  • « Norah » de Tawfik Alzaidi (Arabie Saoudite)
  • « Roxana de Parviz Shahbazi (Iran).

« HWJN » du réalisateur irakien basé à Dubaï Yasir Al-Yasiri a été choisi pour l’inauguration du festival.

Architecture
Liban

Une recrudescence de la chaux dans la réhabilitation des habitations libanaises

Les éditions al-Ayn ont récemment publié l’ouvrage sur la question : « La chaux au Liban : histoire et pratiques » de l’archéologue Jeanine Abdel Massih, l’architecte restaurateur Nathalie Chahine et l’historien Raja Youssef Labaki. Le livre de 140 pages présente, en plus d’explications historiques et scientifiques, près de cinquante photographies et dessins d’architectes.

Si l’utilisation de la chaux avait été abandonnée au Liban au début du siècle dernier, la reconstruction de la capitale suite à la double explosion du 4 août à changer la donne, avec une recrudescence de l’utilisation de ce matériel longtemps mis de côté.

Alors qu’au début du XXe siècle, le Liban comptait des milliers de fours à chaux, notamment installés dans les montagnes, il n’en reste aujourd’hui que très peu de fonctionnels.

« La double explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth, qui a détruit des centaines de bâtiments anciens, a été à l’origine d’une reviviscence de la demande de chaux, matériau inhérent aux maisons des XIXe et début XXe siècles. Rares cependant étaient les restaurateurs familiers de cette pratique. La conviction s’est alors imposée que toute restauration ou toute rénovation ne peut se faire que si l’on connaît les matériaux d’époque » – Houda Kassatly pour L’Orient-le-Jour.

Photo : le chaufour, un patrimoine architectural essentiel à préserver. Photo Houda Kassatly.

FestivalsMusique
Liban

Beirut Chants

Le festival musical prévoit un concert chaque soir, du 30 novembre au 23 décembre, dans la capitale libanaise. Ces événements se tiendront dans les églises, le vieux souk, l’Assemby Hall de l’Université américaine de Beyrouth mais également le Gulbenkian Hall de la Lebanese American University.

Il s’agit de la seizième édition du festival, qui sera présidée par Micheline Abi Samra et qui s’inscrit dans la tragédie actuelle dans les territoires de Palestine occupée et d’Israël. Le conflit a de nombreuses conséquences au Liban, à commencer par l’implication armée du pays, notamment au sud Liban.

“Ce festival est un espace de rencontres, de musique et d’amour, a encore affirmé la présidente de Beirut Chants. C’est aussi un espace pour exprimer nos douleurs et nos peurs, un espace où nous partageons ce qui reste d’espoir malgré toute la douleur, un espace où, en toute humilité, nous prions pour la paix de ceux qui restent, et pour le repos éternel de ceux qui sont partis », a conclu Mme Abi Samra.” – Micheline Abi Samra pour l’OLJ.

Le festival sera l’occasion de célébrer le centenaire de la soprano Maria Callas, et d’accueillir de nombreux artistes étrangers (Michel Kanka de Répuiblique Tchèque, Ilva Eigus de Suisse, LE DIV4S d’Italie, …).

La programmation est à retrouver sur https://beirutchants.com/

CinémaFestivals
Liban

Festival du Film Libanais de France

Du 23 au 26 novembre, au cinéma Le Lincoln, débutera le festival qui a pour marraine Darina Al Joundi. Au programme « Tnaash » de Boudy Sfeir, « Dancing on the Edge of a Volcano » de Cyril Aris, « Toxic Hope » de Salim Saab, « Farah » de Hassiba Freiha et Kenton Oxley, … Masterclass et conférences sont également au rendez-vous. Tout le programme est disponible sur https://fflfofficial.fr/programme-2023/

DanseFestivalsMusique
Maghreb

« L’IMA fait son festival »

L’Institut du monde arabe à Paris lance un nouveau festival dédié aux scènes contemporaines, et dont la première édition se tiendra du 6 au 10 décembre. Le programme comprend :

  • des ateliers de danse animés par la troupe Kif-Kif Bledi comprenant le chaâbi, le fazzani, le raï, le kabyle, le aalaoui, …
  • Un concert de Dominique Dalcan accompagné d’une installation audiovisuelle
  • Un film-concert avec « Aichoucha » réalisé par l’artiste tunisien Khalil Epi
  • Un concert de l’Ensemble Chakâm, souhaitant célébrer la tradition musicale persane
  • Un spectacle de danse, « Unwell », d’Ahmed Ben Abid, et un second intitulé « El Botiniere » de Selim Ben Safia
  • Une soirée électro avec le collectif KasbaH

Les détails concernant la programmation sont à retrouver sur https://www.imarabe.org/fr/actualites/spectacles/2023/l-ima-fait-son-festival-scenes-contemporaines-1re-edition-6-10-decembre

Expositions
Monde Arabe

Marseille: « Une autre histoire du monde »

La nouvelle exposition accueillie par le Mucem est ouverte au public jusqu’au 11 mars 2024. Elle invite le visiteur à appréhender l’Histoire par des récits faisant prévaloir les perspectives adoptées par l’Afrique, l’Asie, l’Amérique latine, l’Océanie, et le monde arabe.

« Le Mucem propose de parcourir l’Histoire du monde du XIIIe au XXIe siècle en abandonnant la perspective occidentale. À travers sculptures, peintures, textiles, cartes, objets archéologiques, manuscrits et arts décoratifs, cette exposition révèle l’infinie diversité des expériences africaines, asiatiques, américaines et océaniennes. Elle donne à voir d’autres mondialisations, dont l’Europe n’est pas le seul moteur. Les œuvres présentées permettent d’appréhender le rapport au temps et à l’espace des sociétés en dehors de l’Europe tout en mettant en lumière leur manière d’écrire l’histoire. Peau de bison lakota, bambou gravé kanak, sarong historié javanais, récit de griot sénégalais témoignent de l’infinie richesse des historiographies vernaculaires. (…) Face au récit européocentré produit par les empires coloniaux à partir du XVIIe siècle, les souverains, les élites et les artistes des autres continents ont cherché à se réapproprier leur histoire, parfois en s’inspirant des pratiques occidentales, pour mettre en scène leur pouvoir ou la résistance anticoloniale. De nouveaux romans nationaux leur permettent aujourd’hui de réécrire leur passé en réinventant leur rapport au monde. » – communiqué de presse Mucem.

Photo : « La Vraie Carte du monde », Chéri Samba, 2011. © Galerie MAGNIN-A, photo : Florian Kleinefenn

CinémaFestivals
Liban

« Tnaash », le « Douze hommes en colère » libanais

Réalisé par Boudy Sfeir et projeté le 23 novembre à Paris à l’occasion de l’inauguration du Festival du film libanais de France, « Tnaash » réunit douze acteurs dans un huis-clôt, les confrontant à la réalité de la société libanaise.

« Je me suis toujours posé la question, confie Boudi Sfeir, à savoir si un groupe de Libanais, issus de différents communautés, religions ou même de différents milieux politiques, coincés dans une situation où ils doivent prendre une décision unifiée, seraient objectifs ou influencés par leurs milieux sociaux et leur bagage émotionnel. » – Boudy Sfeir pour l’OLJ.

Le film s’ouvre sur le procès d’un réfugié syrien, au lendemain du 4 août 2020 et d’une réforme judiciaire. Appartenance communautaire, politique, immigration, … Les jurés se retrouvent à considérer et à expliciter de nombreuses problématiques qui animent le Liban ces dernières années.

FestivalsLittérature
Liban

Beyrouth : Souk el Kotob

Ce week-end, du 18 au 19 novembre, la foire du livre de Souk al Tayeb revient dans une nouvelle édition, avec de nombreux intervenants et différentes activités, toutes dédiées à la lecture.

Entre séance de dédicace et présentation du dernier album illustré de Zeina Abi Rached consacré au « Prophète » de Khalil Joubran, Souk el Kotob prévoit également un atelier de production de papier, des masterclass d’écriture, ;a présentation de l’ouvrage « Escape Ghosn » de Michèle Standjofski et Mohamad Kraytem, …

Le programme détaillé est à retrouver sur https://www.agendaculturel.com/event/souk-el-kotob-wal-warak

Arts plastiquesExpositions
Liban

« Eat of Me while I sleep »

La nouvelle installation multimédia de Johanne Allard est à découvrir jusqu’au ç décembre au no/mad utopia de Beyrouth. Elle est une « une exploration de la politique de prédation et des cycles dans lesquels les humains s’attaquent aux humains, les nations aux nations, et les nations à leurs propres citoyens », pour reprendre le communiqué de l’événement.

La métaphore de la prédation est symbolisée par le moustique, avec une installation mêlant sculpture, broderies et objets suspendus.

Photo : Johanne Allard, « Bomblet », 2022.

ExpositionsPhotographie
Liban, Iran

Paris Photo : les artistes

Paris Photo s’est achevé le 10 novembre dans la capitale, et a permis à deux galeries de la région de mettre en avant ses artistes : la galerie libanaise Tanit, et la galerie iranienne Sil Road.

La première proposait de découvrir les oeuvres de Randa Mirza, Rania Matar, Laetitia Hakim & Tarek Haddad, Serge Najjar, et Joumana Jamhouri. Entre photographies du port de Beyrouth post-explosion (Joumana Joumhouri), il était également possible de voir la jeunesse libanaise et sa résilience dans les clichés de Randa Mirza, mais aussi dans ceux de Rania Matar qui abordait, tout en poésie, les problèmes auxquels fait face la société libanaise telle que la pollution ou encore l’incapacité du gouvernement de délivrer les services publics attendus par la population.

De son côté, la galerie Silk Road proposait de découvrir la douceur des clichés de Maryam Firuzy, le travail de réincarnation entre collages et clichés de Nazli Abbaspour, ou encore les portraits de Tahmineh Monzavi.

Photo : Rania Matar, 2022.

ExpositionsPeinture
Liban

« Presence » de Ramzi Karanouh

Cette nouvelle exposition, avec un commissariat assuré par le Dr. Tony Karam, se tient à l’atelier Maher Attar jusqu’au 6 décembre prochain. Haute en couleurs, l’exposition mêle l’appétence de l’artiste pour la peinture comme son expérience de graphic designer.

L’exposition se veut être « une invitation à prouver que la résistance intellectuelle est bien plus puissante que les guerres qui conduisent toujours à l’échec de l’humanité malgré les appels à la victoire des deux camps » – communiqué de l’exposition.

ExpositionsPeinture
Syrie

Nizar Othman à la galerie Zamaan

La démarche artistique de l’artiste est influencée par sa carrière journalistique. Il propose des peintures travaillées, des portraits délicatement d’hommes et de femmes enveloppés dans des journaux.

La galerie beyrouthine Zaaman donne à voir son exposition personnelle « Smiles », jusqu’au 12 décembre, dans laquelle il est possible de découvrir 28 de ses peintures qui s’attachent à la relation de l’humain au monde qui l’entoure.

Actualité
Palestine

Gaza : mobilisation du monde culturelle

Entre démissions, marches et déclarations, les nouvelles de ces derniers jours;

L’actrice tunisienne iconique Hend Sabry a démissionné de son poste d’ambassadrice de bonne volonté du Programme alimentaire mondial des Nations Unies. Pour cause, la campagne militaire israélienne à Gaza. Cette dernière a tenté de mobiliser le programme onusien pour que la famine ne devienne pas une arme de guerre, mais elle n’a pas été entendue, ainsi que ses confrères.

« J’étais certain que le Programme alimentaire mondial – qui avait remporté le prix Nobel de la paix il y a à peine trois ans et qui avait participé activement à la résolution 2417 de l’ONU qui condamnait le recours à la famine comme méthode de guerre – utiliserait sa voix avec autant de force que c’est ce qui s’est produit dans les situations d’urgence et de multiples crises humanitaires » – Instagram de l’artiste.

L’acteur égyptien Amir El-Masry profite de la voix que lui donne les Bafta Scotland Awards pour appeler à un cessez-le-feu à Gaza.

Huda Kattan, la fondatrice de Huda Beauty, a annoncé soutenir l’effort humanitaire à Gaza en contribuant à hauteur d’1 million de dollars.

En Angleterre, le musicien et co-fondateur de Pink Floyd, Roger Waters, a partagé une vidéo sur les réseaux sociaux appelant à un arrêt immédiat des hostilités, tandis que le chanteur britannique Yusuf Islam s’est adressé à la « Great Palestine Meeting, » un rassemblement pro-palestinien à Istanbul le 28 octobre, plaidant également pour un cessez-le-feu.

Une lettre d’Artists for Palestine UK, signée par plus de 2 000 artistes, dont des romanciers, des chanteurs, des dramaturges et des cinéastes de renom, ainsi que des acteurs et actrices célèbres comme Tilda Swinton, Charles Dance, Steve Coogan, Miriam Margolyes, et Peter Mullan, a été publiée.

L’acteur irlandais Liam Cunningham et l’activiste climatique suédoise Greta Thunberg ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien sur les médias sociaux. « Le monde doit s’exprimer et exiger un cessez-le-feu immédiat, ainsi que justice et liberté pour les Palestiniens et tous les civils touchés », a déclaré Thunberg sur X.

Côté sport, des joueurs de football, dont l’ailier marocain de Galatasaray Hakim Ziyech, son compatriote de Bayern Munich Noussair Mazraoui, l’ancienne star du Real Madrid et le lauréat du Ballon d’Or masculin 2022 Karim Benzema, le milieu de terrain égyptien d’Arsenal Mohamed Elneny et le joueur français de Real Betis Nabil Fekir, ont également utilisé les réseaux sociaux pour exprimer leur soutien aux Palestiniens.

À Hollywood, plus de 250 célébrités, parmi lesquelles Ben Affleck, Gigi Hadid, Jessica Chastain et Drake, membres d’Artists4Ceasefire, ont signé une lettre adressée au président Biden, appelant à un cessez-le-feu face aux bombardements intensifs d’Israël sur Gaza. La lettre souligne l’unité du groupe en tant qu’artistes et défenseurs touchés par les pertes humaines en Israël et en Palestine.

Zendaya, actrice et chanteuse américaine, a également montré sa solidarité avec les Palestiniens à Gaza sur son compte Instagram officiel.

L’actrice hollywoodienne Angelina Jolie, qui collabore avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a vivement critiqué Israël pour ses actions militaires à Gaza.

La célèbre photographe Nan Goldin a pris une décision radicale en annulant un projet avec le New York Times, accusant le journal d’adopter une position pro-israélienne dans sa couverture médiatique des événements à Gaza.

Les comédiennes Susan Sarandon et Melissa Barrera sont « sanctionnées » suite à leur propos en défense de la Palestine. La première a été congédiée par son agent, suite à ses déclarations lors d’une manifestation à New York. La seconde est virée du prochain volet de la saga « Scream » après une série de messages postés sur Instagram.

Nominations
Arabie Saoudite

L’artiste contemporaine Manal al-Dowayan représentera l’Arabie saoudite à la Biennale de Venise

Les œuvres de l’artiste se composent de différents supports, notamment la photographie, le son et la sculpture. Ses créations explorent les traditions, les mémoires collectives ainsi que le statut et la représentation des femmes. Elle a récemment reçu le prix des arts visuels dans le cadre des National Cultural Awards, une initiative annuelle du ministère de la Culture d’Arabie Saoudite.

L’événement se tient du 20 avril au 24 novembre 2024.

ExpositionsPatrimoine
Égypte, Tunisie

« Africa & Byzantium » au Met à New York

L’exposition du Metropolitan Museum of Art expose plus de deux cents objets antiques et médiévaux, témoins de mille ans d’influence de l’Empire byzantin sur les communautés chrétiennes d’Egypte, Tunisie et Ethiopie, et ce jusqu’au 3 mars. Manuscrits peints, textiles, mosaïques en marbre, ivoires sculptés de Nubie, bijoux en or d’Egypte, peintures murales: des pièces montrées pour la plupart pour la première fois aux Etats-Unis.

CinémaFestivals
Égypte, Tunisie

Paris et ses alentours : le Festival du film franco-arabe

Le Festival du film franco-arabe (FFFA), soutenu par la cinéaste et plasticienne Chloé Mazio et par son parrain d’honneur, Costa-Gavras, se tient du 17 au 28 novembre au cinéma Le Trianon de Romainville ainsi que dans les établissements culturels de la ville de Noisy-le-Sec. Il met cette année l’accent sur la vitalité de la création cinématographique libanaise d’hier et d’aujourd’hui. Cette douzième édition propose quinze longs métrages – fictions et documentaires – et six avant-premières.

La directrice artistique du FFFA précise que des documentaires et des films de fiction qui ont pour sujet la Palestine sont également à l’affiche, pour répondre à l’actualité. Il est ainsi possible de visionner « Cueilleurs » de Jumana Manna et « Bir’em » de Camille Clavel.

Deux réalisatrices libanaises seront présentées lors de cette édition: Jocelyne Saab (1948-2019) et la cinéaste plasticienne Maï Masri, avec la programmation de ses films Les Enfants de Chatila (1998) et Beyrouth, l’œil du cyclone (2022).

Plus d’informations sur https://cinematrianon.fr/festivals/festival-du-film-franco-arabe

Actualité
Palestine

Une marche silencieuse à Paris

« Nous organisons une marche silencieuse, solidaire, humaniste et pacifique qui s’ouvrira avec une seule longue banderole blanche. Pas de revendication politique, ni de slogan. Drapeaux blancs, mouchoirs blancs sont les bienvenus », écrit dans un communiqué un collectif dénommé « Une autre voix », présidé par l’actrice belge Lubna Azabal.

Ce défilé est parti de l’Institut du monde arabe vers le Musée d’art et d’Histoire du judaïsme, pour se terminer au niveau de la station de métro Arts et Métiers.

Parmi les signataires figurent des acteurs et actrices comme Sami Bouajila, Pierre Richard, Elsa Zylberstein ou Laure Calamy, l’autrice Leïla Slimani, le dessinateur Philippe Geluck ou encore le chanteur Michel Jonasz.

Festivals
Arabie Saoudite

Noor Riyadh, le retour

Le festival de lumière et d’art revient dans la capitale saoudienne à partir du 30 novembre. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de Riyadh Art, accueillera plus de 120 œuvres d’art réalisées par 100 artistes du monde entier dans les domaines de l’art de la performance, de l’architecture, de l’ingénierie, du graphisme et de la médecine.

Le programme de l’événement est composé de deux volets. Le volet festival se déroulera dans différents lieux de la ville jusqu’au 16 décembre sous le thème « La face lumineuse de la Lune du désert », tandis qu’une exposition intitulée « Identités réfractées, avenirs partagés » se tiendra jusqu’au 2 mars.

Ce festival qui traverse toute la ville présentera des œuvres réalisées par des artistes saoudiens et internationaux, notamment Angelika Markul, Claudia Comte, Houda Alnasir, Marinella Senatore, Nevin Aladag, Sarah Abu Abdallah, Shilpa Gupta, Shoplifter, Sophie Laly et Vivian Caccuri.

Noor Riyadh se tiendra dans cinq sites principaux. L’emplacement central sera situé dans le quartier financier du roi Abdallah, les autres se trouvant dans le quartier de Jax, Wadi Namar, Salam Park et Wadi Hanifa.

Photo : « Ghosts of Today and Tomorrow » de Ahaad Alamoudi, exposée au festival Noor Riyadh 2022.

Musique
Algérie

Nouveau morceau de Lolo Zouai

Intitulé « Crying in the Carwash », le morceau a été écrit en collaboration avec le chanteur et compositeur britannique Oscar Scheller.

Il fait suite à son album « Playgirl », qui comprend treize titres. Elle en a également profité pour annoncer qu’elle souhaitait faire une nouvelle tournée qui inclurait également le Moyen-Orient.

ExpositionsPatrimoine
Émirats Arabes Unis

Dubaï : « On this land »

Cette exposition éphémère, dont le titre rappel un vers di poète Mahmoud Darwish, rend hommage au patrimoine culturel palestinien, et ce jusqu’au 26 novembre à la Alserkal Avenue. Elle est le fruit d’une collaboration entre la Barjeel Art Foundation de Sharjah, la Alserkal Arts Foundation de Dubaï et le Musée palestinien de Birzeit.

Il présente plus de 100 œuvres d’art – allant des peintures aux sculptures – avec également des panneaux grand format présentant près de 60 images d’archives en noir et blanc de Gaza.

Il sera ainsi possible de découvrir les oeuvres de Sliman Mansour, Samia Halaby, Kamal Boullata et Mona Hatoum, … Mais aussi des oeuvres inspirées par la Palestine et créées par des artistes issus du Liban, de Syrie, de Jordanie, d’Irak, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.

Musique
Égypte, Émirats Arabes Unis, Irak, Liban

Les concerts immanquables de Dubaï en décembre

Le 15 décembre, la Coca-Cola Arena verra la performance de la chanteuse syrienne Assala Nasri et de la chanteuse émiratie Ahlam. Allant du folklorique à la pop moderne, le concert est un hymne à la musique populaire arabe.

Le 22 décembre, c’est « L’Ambassadeur de l’Irak dans le monde », Al Sahir, qui donnera un concert à l’Opéra. Ce dernier reprendra notamment ses classiques : « Ana Wa Laila », « Ha Habibi » et « Dhomni Ala Sadrak ».

Le 28 décembre, en amont du nouvel an, la star de la pop libanaise Haifa Wehbe sera à l’affiche avec le chanteur irakien Saif Nabeel à la Coca Cola Arena.

Enfin, le compositeur égyptien Omar Khairat prendra le relai à l’Opéra le 29 décembre.

ConférencesExpositions
Égypte, Émirats Arabes Unis, Irak, Liban

Abu Dhabi Art

Avec 90 galeries de 31 pays, cette 15e édition accueille des pays pour la première fois tel que la Géorgie, le Mexique, le Brésil, Singapour ou encore le Chili.

Installations, performances, conférences, expositions, … Que voir ?

L’initiative « Au-delà des artistes émergents » permettant de découvrir la nouvelle scène artistique émiratie, avec cette année les artistes Almaha Jaralla , Latifa Saeed et Samo Shalaby. L’exposition présentant les nouveaux talents est organisée par Morad Montazami, notamment connu pour avoir développé Zaman Books and Curating, une plateforme dédiée à l’étude du modernisme arabe, africain et asiatique.

Par ailleurs, l’artiste palestinienne Samia Halaby présentera ses peintures cinétiques, une forme d’art numérique unique qu’elle a commencé à développer au milieu des années 1980, dans une performance aux côtés du multi-percussionniste américain Kevin Nathaniel, connu pour utiliser des instruments traditionnels africains.

Une conférence à ne pas manquer est celle d’Abdallah Al Saadi, l’artiste émirati qui représentera son pays à la Biennale de Venise. Ce dernier discutera de sa pratique artistique avec Tarek Abou El Fetouh, commissaire de son exposition au Pavillon des EAU à la Biennale de Venise.

Photo : Samia Halaby dans son atelier à New York. Copyrights Samia Halaby / Galerie Ayyam.

Conférences
Monde Arabe

Les Rencontres d’Averroès

Cette 30e édition s’est tenue du 16 au 19 novembre. Il est possible de visionner les différentes tables rondes via la « Averroès TV » sur https://www.rencontresaverroes.com/les-replay/videos/2023/

Le thème 2023 était « Tout empire périra ? La Méditerranée et les empires, d’hier à demain » et les rencontres étaient animées par Thierry Fabre. Retrouvez tout le programme sur https://www.rencontresaverroes.com/

« Peut-on concevoir un au-delà des empires, demain, en Méditerranée ? Ou sommes-nous condamnés au règne du désastre, de l’arbitraire et de la force ? Le pouvoir du droit, le désir de liberté, la puissance instituante de l’imaginaire en actes, ne sont-ils pas en mesure de créer de nouvelles formes politiques ? Qu’est-ce qui est devant nous ? Le retour des empires, d’une nouvelle sorte d’impérialisme voire de totalitarisme, entre Europe et Méditerranée, comme le prédisent ou l’annoncent tant de messagers de mauvais augure ? » – communiqué de presse de l’événement.

Conférences
Algérie, Tunisie

Le nouveau spectacle de Malik Belkhodja

Ce spectacle porte notamment sur la multiple identité de cet humoriste né en Algérie, qui grandit en Tunisie avant de s’installer en France. A voir à l’Européen à Paris jusqu’au 3 décembre, et à l’Apollo Théâtre à partir de janvier 2024.

Conférences
Irak

Amin Al Aiedy sort son premier album

Intitulé « Shams », ou « Soleil » en arabe, ce dernier est sorti le 17 novembre. Accompagné de trois musiciens, Amin Al Aiedy a pensé cet album comme une allégorie du monde arabe, le  » Bilad al Sham » ou « Pays du Soleil ».

« Depuis l’enfance, l’Orient et l’Occident ont toujours vécu en moi, que ce soit dans le sang, la langue ou encore la musique écoutée en famille. Après avoir étudié les musiques actuelles puis le classique pour enfin arriver au jazz, les sentiers de la vie m’ont ensuite amené à vivre et étudier de l’autre côté de la Méditerranée, où j’ai pu absorber en profondeur la musique et la culture arabe. C’est au retour de ce périple que le besoin de créer une musique bi- dimensionnelle s’est imposé. L’idée a germé durant ce long moment introspectif du confinement pour enfin aboutir à la création, au début de l’été 2020, d’un projet faisant la synthèse de ce parcours. »

Entre jazz et maqams arabes, le piano répond au oud sur le rythme de la batterie et de la contrebasse.

Arts plastiques
Égypte, Maroc, Tunisie

Une nouvelle galerie à Casablanca

La galerie African Arty s’installe dans le quartier Beauséjour, avec à sa tête Jacques-Antoine Gannat. Il est dès à présent possible de venir découvrir au 39 rue Zahrat Aloualoua les travaux de Ghizlane Sahli (Maroc) ou encore de Massoud Hayoun (Tunisie, Maroc, Egypte).

Ghizlane Sahli propose des oeuvres explorant le lien entre la broderie, l’espace et le volume, toujours dans le souci d’explorer la relation de l’homme avec la nature et son environnement direct.

Massoud Hayoun est un auteur primé et journaliste d’investigation devenu artiste contemporain qui débute une suite d’œuvres intimes et autobiographiques qui rendent hommage à ses grands-parents tunisiens et maroco-égyptiens.

Photo : « Histoires de Tripes » de Ghizlane Sahli.

Arts plastiques
Maroc

Ahmad Karmouni et ses peintures salées

L’artiste a grandi dans le blanc des marais. C’est comme cela qu’il explique sa fascination pour le sel « grandiose lorsqu’on l’empile », pour le citer. Entre sel de mer ou encore larmes humaines, ses différentes collectes lui permettent une interprétation différente du minéral. Il se concentre ainsi sur l’émotion que peut exprimer la source de ses collectes : expressions purificatrices, cathartiques et toujours vulnérables.

Arts plastiquesPatrimoine
Maroc

Inauguration du Musée des Confluences: Dar el Bacha

Jeudi 23 novembre, le musée des confluences, Dar El Bacha a rouvert ses portes au public après d’importants travaux de consolidation, suite au séisme.

Deux expositions célèbrent cette réouverture :

« Un art façonné par le temps : Le bois dans toutes ses formes », qui donne à voir les nombreux savoir-faire du bois dans l’architecture, le mobilier et les objets de la vie quotidienne au Maroc.

Une exposition personnelle de Fatna Gbouri, proposant des représentations minutieuses des traditions marocaines, mariages, scènes de marché…

ExpositionsPhotographie
Algérie, Oman

Gaby Messina au musée des Beaux-Arts d’Alger

Intitulée « Racines d’une Afro-Argentine », l’exposition donne à voir jusqu’au 17 décembre une collection de photographies, de documentaires expérimentaux et d’installations autour de l’héritage africain de l’Argentine présentée par l’artiste omanaise et argentine.

ExpositionsPeinture
Jordanie

La fluidité à Dar al-Mashreq

C’est à la galerie Dar al-Mashreq à Amman qu’il est possible de découvrir les peintures de l’artiste plasticien jordanien Ghassan Abu Laban. L’événement s’intéresse notamment à la notion de fluidité, avec des peintures réalisées à la fois au pinceau et au couteau. Entre réalisme et abstraction, les personnages des peintures d’Abu Laban se veulent intemporelles.

ExpositionsLittératurePeinture
Golfe Persique, Égypte

Festival de la poésie de Louxor

L’événement s’est achevé après avoir, sur une période de quatre jours, invité près de 120 poètes et plasticiens. Entre lectures et concours littéraire, le festival était également l’occasion d’inaugurer une nouvelle exposition au Luxor Fine Arts Forum, comprenant près de 65 oeuvres d’artistes plasticiens égyptiens, libanais, saoudiens, koweïtiens, omanais, …

Littérature
Arabie Saoudite, Bahreïn, Égypte, Irak, Koweit, Maroc, Oman, Syrie

Al Multaqa Prize for Arabic Short Stories

Le recueil « A Brief Time to Panic » publié par Dar Arab par le conteur omanais Yahya bin Salam Al-Mandhari a été sélectionné sur la longue liste du Prix Al-Multaqa pour la nouvelle arabe en sa sixième session pour l’année 2023/2024.

La liste comprend neuf autres recueils :

  • « Les lettres perdues de celui appelé Adam Snail » de Muhammad Al-Matrafi (Arabie Saoudite),
  • « Distilled » d’Abdul Hadi Al-Jamil (Koweït),
  • « A Woman at the Window » de Abdul Hadi Al-Jamil (Koweït),
  • « Drunk on a Bike » de Rami Al-Taweel (Syrie),
  • « Du, Yik » de Rawaa Sonbol ( Syrie)
  • « Aerial » d’Ismail Al-Ghazali (Maroc),
  • « Sad Dolls » de Samir Al-Fil (Egypte),
  • « You Will See What I Imagine » de Saad Hadi (Irak),
  • « Domino Devils » de Mona Marai (Liban),
  • « As If He Were » de Hisham Al-Naham (Bahreïn).

La liste restreinte des cinq recueils de nouvelles sera annoncée le 15 décembre, tandis que le jury se réunira au Koweït à la mi-janvier 2024 pour choisir le lauréat.

Littérature
Arabie Saoudite, Bahreïn, Égypte, Irak, Koweit, Maroc, Oman, Syrie

Salah Al-Hadrami a remporté le prix du meilleur film documentaire au Festival international du film de divertissement de Mumbai 2023

Le directeur a gagné ce prix pour le long métrage « Al Zij » qui présente le quotidien d’un agriculteur spécialisé dans la production de sucre rouge omanais.

CinémaFestivals
Maroc

Festival International du Film d’Al Hoceïma

Le festival a proposé depuis le 18 novembre huit films dans le cadre de la compétition officielle «Long métrage» et huit autres dans le cadre de la compétition des «Courts métrages». Dans la section panorama, cette rencontre des professionnels et amateurs du cinéma a programmé trois films marocains et cinq autres égyptiens.

Le film saoudien « Chahana » a remporté le grand prix.

Musique
Liban

Grammy Awards 2024 : Ibrahim Maalouf nommé pour la deuxième année consécutive

La 66ème cérémonie des Grammy Awards aura lieu le lundi 5 février. Dans la liste des nominations, établie par les membres de la National Academy of Recording Arts and Sciences, on retrouve le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf, déjà nominé l’an dernier.

Le trompettiste de 43 ans est nommé dans la catégorie de la « Meilleure performance musicale mondiale » dans laquelle il concourt avec « Todo Colores », un titre de son dernier album qu’il partage avec Cimafunk & Tank and the Bangas.

Musique
Maroc

Manal à la Cigale

L’artiste pop et féministe marocaine se produit le 24 novembre à Paris, à la Cigale.

Manal est née en 1993 à Casablanca. Après avoir participé à l’émission Star Academy au Liban en 2009, Manal a concilié sa passion pour la musique et ses études, obtenant son baccalauréat. En 2014, elle a sorti une reprise de la chanson « Zina » sur YouTube. La vidéo a attiré l’attention d’un hitmaker marocain et en 2015, Manal sort son premier single « Denia », qui lui vaut le prix de la « meilleure artiste féminine d’Afrique du Nord » aux Africa Music Awards en 2015. En 2016, Manal obtient sa maîtrise et s’inscrit en doctorat. En avril 2017, elle sort « Koulchi Ban » qui atteint le million de vues en quelques semaines. En février 2018, elle signe avec Sony Music Middle East et publie « Taj ».

Musique
Turquie

Rabia Akbıyıkoğlu et sa guitare à la main

La jeune femme gagne en popularité sur les réseaux sociaux avec ses solos impressionnants qui reprennent des titres tendance, toujours à la guitare électrique et dans des lieux éclectiques d’Istanbul. Elle étonne particulièrement en Occident de par cette image qui semble couper avec les stéréotypes associés à l’Orient. En effet, voilée, Rabia Akbıyıkoğlu s’est emparée d’un instrument iconique du métal, genre musical qui ne colle pas au conservatisme trop souvent associé au port du voile en Occident.

A seulement 21 ans, Rabia Akbıyıkoğlu jongle entre sa vie d’étudiante en deuxième année au Département de mathématiques de l’Université Medipol d’Istanbul, et sa carrière de guitariste.

« Ma passion pour la musique métal a commencé quand j’étais petite, en écoutant des groupes tels que Linkin Park, Anathema, Apocalyptica avec ma sœur. J’ai commencé à jouer de la guitare en essayant de jouer quelque chose par moi-même avec la guitare classique de ma sœur à la maison. »

Musique
Algérie

Jbaliqs, le nouveau son du chaâbi algérien

Wassim Belarbi et Noussaïba Bettahare, de leur nom de scène Jbaliqs – qui représente « l’arabisation du mot latin Juba, roi berbère -, redonnent un nouveau souffle au châabi, l’un des genres musicaux les plus populaires d’Algérie mais aujourd’hui généralement délaissé par la jeunesse. Grâce à des vidéos devenues virales, le groupe donne un souffle nouveau à ce répertoire, grâce à des reprises de titres modernes, mixant mélodies orientales et occidentales, toujours avec des costumes 100% algériens et une chorégraphie minimaliste, le tout dans un décor qui célèbre l’héritage culturel du pays. En karakou, burnous ou chechia, ils enchaînent les mélodies avec derbouka, oud et violon. Leur reprise de la « Lettre à Elise » de Beethoven a des milliers de vues.

« Nous travaillons sur l’exportation de la culture algérienne dans le monde et aux moyens de la vulgariser pour les jeunes algériens, qui n’ont pas eu accès, à l’école, aux enseignements musicaux de cette culture » – Wassim.

Les revues récentes

28 - 12 - 23
N°98

"عيب" par Sarah Bahbah Artiste et réalisatrice palestinienne et jordanienne, Sarah Barbara grandit dans une famille conservatrice en Australie. Son art est son exutoire, l'expression d'une frustration et d'un rejet absolu des tabous qu'elle a connus dans son enfance et adolescence. En 2020, elle explose sur la scène internationale avec sa série "3eib" (عيب en arabe, une exclamation régulièrement employée, traduisant à la fois un sentiment de honte et d'interdit). Provocantes, les photographies sont souvent accompagnées de sous-titres en anglais et en arabe, donnant la parole aux femmes et à leur désir. La jeune artiste a depuis été publiée par de grandes publications à l'instar du New York Times, de Forbes, de Vogue, The Cut ou encore Vice. En 2023, elle publie son premier ouvrage artistique, "Dear Love".

21 - 12 - 23
N°97

« J'ai 33 ans et je n'ai jamais pris l'avion » Il a fallu cinq ans à Abdel Rahman Zagout, un photographe gazaoui, pour réaliser un projet à la frontière égyptienne avec Gaza qui lui a valu le concours de photographie 2018 de la Croix-Rouge, et dont est issue cette photographie de ce jeune palestinien, les mains ouvertes face à une vitre fermée. Abdel Rahman Zagout a suivi une formation dans le domaine des médias à l'université Al-Aqsa et obtenu son diplôme en 2008. Il travaille depuis dix ans comme photo-journaliste et consultant en photographie indépendant. Ses images mettent en lumière l'amère réalité de la vie quotidienne des habitants de Gaza. Son projet raconte les rêves et les espoirs des Palestiniens, brisés par la pauvreté et les clôtures. La majorité des photos ont été prises au point de passage de Rafah, qui relie Gaza à l'Egypte. Il est considéré comme la principale porte de sortie de Gaza, et n'est ouvert que de façon sporadique. Le travail d'Abdel Rahman offre un regard intime sur la vie des jeunes de Gaza et laisse transparaître un sentiment d'isolement et de désespoir.

14 - 12 - 23
N°96

@dyaladesigns "Aussi cliché que cela puisse paraître, j'ai été créatif depuis toujours. D’une certaine manière, j’ai toujours su que c’était ce que je voulais faire le reste de ma vie. Je n’ai jamais été autant passionné par autre chose que par l’art et le design, alors pourquoi passerais-je ma vie à faire quelque chose que je n’aimais pas vraiment ? C'est ma passion et j'ai l'intention d'utiliser ma créativité pour faire une différence dans ce monde." "En tant qu'artiste palestinienne, je ressens définitivement la responsabilité d'utiliser ma plateforme pour mettre en lumière les conflits en cours et exprimer mes émotions à leur égard d'une belle manière. L'art est ma passion, et mon pays est ma passion, donc combiner ces deux aspects de ma vie, c'est quelque chose qui m'enthousiasme et me motive. Mon travail est le reflet de mon identité, et j'estime qu'il est important de représenter ceux qui ont l'impression que leur voix n'est pas toujours entendue. Je veux que les gens regardent mon travail et voient la beauté et la pertinence de qui ils sont et d’où ils viennent. J’ai l’impression que c’est notre devoir mondial de montrer notre soutien et de nous unir en cas de besoin. J'ai l'impression que mon travail met en valeur l'importance de l'acceptation et de l'inclusion. Compte tenu du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, où les gens sont bombardés par une société numérique irréaliste, mon art joue un rôle pour briser ces frontières et redéfinir ces attentes." Dyala Moshtaha

07 - 12 - 23
N°95

« Je continuerai à dessiner jusqu'à ce que la Palestine soit libre. Je continuerai à dessiner le drapeau palestinien partout dans les rues d’Égypte. » - Mohamed Moataz Mohamed Moataz a décoré l'un des plus anciens quartiers du Caire, Al-Khalifa, qui est par ailleurs inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979. Il s'agit de quatre peintures murales qui dénoncent l'horreur du génocide de Gaza. Mohamed Moataz a décoré l'un des plus anciens quartiers du Caire, Al-Khalifa, qui est par ailleurs inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979. Il s'agit de quatre peintures murales qui dénoncent l'horreur du génocide de Gaza. La carrière de street-artist de Mohamed Moataz a débuté dans les rues de la capitale égyptienne avec des œuvres célébrant le patrimoine arabe, avec des figures iconiques à l'instar de celles de la star du football Mohamed Salah, ou encore de l'Astre de l'Orient, Oum Kalthoum. Cependant, l'actualité l'a vite rattrapé, et ces derniers mois, il s'est exclusivement concentré au génocide perpétré par l'Etat d'Israel à Gaza.

30 - 11 - 23
N°94

Gaza, Trève humanitaire, 28 novembre 2023. Mohammed Salem est un photojournaliste palestinien basé dans la bande de Gaza. Il est titulaire d'un diplôme en médias de l'Université Al-Azhar de Gaza. Mohammed travaille avec Reuters depuis 2003, couvrant principalement le conflit entre Palestiniens et Israéliens. Il a reçu le prix médiatique du Dubai Press Club, remporté le concours international de photos de presse en Chine en 2004 et a reçu le second prix dans Spot News au concours mondial de photos de presse en 2010. Ses dernières photos de la bande de Gaza en octobre 2023 ont été sélectionnées par Reuters parmi les "meilleures photographies presse de l'année 2023". “A picture should not be taken just with the eye; it should have a meaning in the heart” - Mohammed Salem.

23 - 11 - 23
N°93

"Un garçon mangeant de la pastèque", Adam Rouhana "Il y a un certain nombre de choses qui me viennent à l'esprit quand je regarde cette image et, honnêtement, il s'agit du garçon… C'est un peu comme s'il faisait l'amour avec la pastèque, non ? Voilà à quoi cela ressemble. C'est donc cette idée, je suppose, d'une passion pour la terre et de sa propre relation avec la terre. Vous pouvez voir qu'il est dans cette sorte d'oliveraie et que la terre est autour de lui." N.B. La pastèque est un symbole de la Palestine. Adam Rouhana est un jeune photographe palestinien diplômé d'Oxford. Il a grandi à Boston. Chaque année, il retourne dans son pays d'origine et s'intéresse à la jeunesse palestinienne, qui constitue la moitié de la population. Un soldat, une clôture, un terrains de football, mais aussi des fous rires, des saltos sur la plage et des rentrées scolaires. Ce sont ces infrastructures, ces personnages et ces émotions du quotidien que capture le jeune photographe, qui prévoit sa première exposition avec les commissaires Zainab Hasoon et Sara bin Safwan, au Guggenheim Abu Dhabi. Il revendique "la permission de raconter" (permission to narrate) développée par Edward Saïd, soit le parti pris de partager une histoire individuelle, et non collective, non dicté par un régime oppressif ou enfermé dans un prisme donné à l'instar du conflit israélo-palestinien. Adam Rouhana propose ainsi de nouvelles perspectives et de nouveaux récits de la Palestine. « Au lieu de reproduire les représentations de la Palestine occupée qui sont si omniprésentes et si évidentes, j'ai pu capturer les moments les plus calmes et essayer de travailler à la création de nouvelles représentations de la Palestine » – Adam Rouhana

09 - 11 - 23
N°92

"Climbing walls", Khaled Hourani Né à Hébron, Khaled Hourani est artiste, écrivain, commentateur, commissaire d'exposition et figure incontournable de la scène artistique palestinienne. Evoluant au sein d'un système socialement et politiquement contraint, il transmet par son travail les obstacles auxquels font face les Palestiniens sous occupation, mais aussi l'importance des nuances qui imprègnent toute relation sociale. Dans son projet phare de 2011, "Picasso en Palestine", Hourani est parvenu à emprunter le "Buste de Femme" de Picasso au Van Abbemuseum (Pays-Bas), pour l'exposer à Ramallah. Le symbole était puissant, sachant que l'œuvre avait été peinte pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce qui était déjà un processus de prêt inhabituel s'est transformé en un bourbier politique étant donné que la Palestine n'était pas - et n'est toujours pas - reconnue internationalement comme un État, rendant impossible une assurance internationale de l'œuvre. Le tableau a dû être gardé militairement : aucune compagnie d'assurance n'a pris le risque d'accepter de couvrir le tableau. L'oeuvre de Picasso était exposée dans une salle spécifique, toujours avec deux gardes. Une photographie de la situation a été prise à l'époque, et a depuis été exposée à de multiples reprises. Une mise en abyme qui révèle la complexité et la lutte constante d'une vie sous occupation.

30 - 11 - 23
N°91

"Kiss of Freedom", Rami Kanso Rami Kanso est un graphiste, motion designer et artiste visuel libano-slovaque basé à Doha. Il travaille actuellement à Alaraby TV. Rami concilie son travail dans le secteur de la radiodiffusion avec sa passion pour l'animation créative. Il a été chef des visuels pour la production musicale du West End "Umm Kulthum : The Golden Era", dont la première a eu lieu au London Palladium en mars 2020. Il a également co-produit et co-réalisé une série de vidéos poétiques primées avec sa femme, Dana Dajani. En octobre 2019, le dessin de Rami pour la révolution libanaise est devenu une icône virale du mouvement de résistance. Son art mêle la calligraphie, le collage, le travail de la texture, et celui de la typographie et du symbolisme pour exprimer l'identité arabe contemporaine.

26 - 10 - 23
N°90

"Women sleeping" by Malak Mattar "Être féministe, ce n'est pas haïr les hommes ; c'est croire que les hommes et les femmes ne sont pas obligés de rivaliser entre eux, mais qu'ils se complètent. Cette harmonie peut exister entre deux genres lorsqu’il y a égalité et reconnaissance des rôles et des capacités de chacun, sans dégrader le status de quiconque." Malak Matar est né en 1999 dans la bande de Gaza. Elle a commencé à peindre en 2014 pour échapper à l'agression et à la violence qu'elle et sa famille subissaient quotidiennement lorsqu'elles vivaient dans la bande de Gaza. Sa première exposition personnelle, qu'elle organise un an plus tard, à l'âge de quinze ans, lui permet de nouer des liens avec des journalistes internationaux et de faire reconnaître ses œuvres sur les réseaux sociaux. Après avoir obtenu la distinction de meilleur lycéen de la bande de Gaza (et de deuxième meilleur de toute la Palestine), Malak Matar a quitté Gaza en 2017 pour étudier les sciences politiques en Turquie. Elle publie un livre bilingue arabe-anglais pour enfants, intitulé "Grandma's Bird", qui porte sur la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, avec des écrits et des dessins qui décrivent sa propre expérience.

19 - 10 - 23
N°89

"Palest*n*ens : une histoire de déplacement et de douleur. Pendant des décennies, le monde a été le témoin silencieux de leur déplacement, du bombardement de leur refuge et de la perte d'êtres chers. Aujourd'hui, sans accès à la nourriture, à l'eau ou aux médicaments, ils sont confrontés à la décision angoissante de quitter des terres qui leur sont chères, avec l'incertitude de leur retour, ou tout simplement, de mourir. Leur histoire s'inscrit dans celle, plus large, des réfugiés du monde entier. L'emplacement de cette oeuvre n'a pas été ajouté pour éviter le shadowbanning auquel j'ai été confronté ces derniers jours." - déclaration de l'artiste visuel et graphiste égyptien Hassan Ragab, au sujet du drame que vit Gaza aujourd'hui, connu de tous. Le mot "Palestiniens" a été amputé de plusieurs lettres, pour éviter la censure qui sévit actuellement sur les réseaux sociaux. Hassan Ragab a suivi une formation en architecture, et vit actuellement en Californie du Sud. Entre design, rénovation de meubles, installations, et graphisme, il participe au développement de l'art numérique et notamment de l'utilisation de l'Intelligence Artificielle dans ce domaine.